My Old Pain – Asaf Avidan

I’m in love again
With my old pain
With my old pain
Save me from the same
Perpetual game
Of my own name
Every time the Weeping Willow dances in the breeze
Please remind everybody that I smile with ease
Not too long ago
So honey, don’t let go (ooh)
Of what you know of me (ooh)
I am dressed to kill
In my old skin
In my old skin
Save me from the same
Primordial sin
That’s deep within
Every time I’m hungry, waves come dancing in the sand
Please remind this broken shell it used to be a man
Not too long ago
So honey, don’t let go (ooh)
Of what you know of me (ooh)
Take heed of the ocean and the scent of the storm
And whisper the West Wind and guide me back home
I’m in love again
With my old pain
With my old pain
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Nocturne – Anatole LE BRAZ

lune

A madame Adolphe Graff

Le ciel s’éteint, tout va dormir
Je songe à des choses passées ;
C’est à la fois peine et plaisir.
La veilleuse du souvenir
S’allume au fond de mes pensées.

J’entends des pas, j’entends des voix,
Des pas furtifs, des voix lointaines
C’est peine et plaisir à la fois.
On dirait le frisson des bois
Sur le coeur tremblant des fontaines.

Des formes traversent la nuit,
Formes noires et formes blanches…
Où vont-ils et qui les conduit,
Ces passants qui passent sans bruit,
Comme la lune entre les branches ?

Le vent d’une ombre m’a frôlé…
Fantôme d’enfant ou de femme ?
Sur la veilleuse il a soufflé
Quelque chose d’inconsolé
S’est mis à pleurer dans mon âme.

Anatole LE BRAZ (1859-1926)

Hiver, vous n’êtes qu’un vilain ! – Charles d’Orléans

hiver

Hiver, vous n’êtes qu’un vilain,
Été est plaisant et gentil,
En témoin de Mai et d’Avril
Qui l’accompagnent soir et matin.

Été revêt champs, bois et fleurs,
De sa livrée de verdure
Et de maintes autres couleurs
Par l’ordonnance de Nature.
.
Mais vous, Hiver, trop êtes plein
De neige, vent, pluie et grésil ;
On vous doit bannir en exil.
Sans point flatter, je parle plain :
Hiver, vous n’êtes qu’un vilain.

Charles d’Orléans